Sortis du rang, entrés dans le champ,

plein cadre ou en marge,

bataillons d’inconnus, grappes de célébrités,

en pleins et déliés.

 

Présences absentées, rencontres différées, accès règlementés.

 

Distances à couvrir des yeux et des talons,

parcours d’obstacles ponctués de pauses.

 

Places assises, stations debout, chemins de croix.

Désespoirs et ravissements, élévations, dépositions.

 

Surfaces qui résistent et plans qui fuient.

Transfigurations, échappées belles, culs de sacs.

 

Confrontation à l’autre : art de l’esquive.

Jugements derniers souvent premiers.

 

Cous, bras, index en tension. Des prestigieux vestiges

aux ruines à venir, quoi et qui retenir ?

Echantillonnage vertigineux de limites et de possibles.

 

Dans le fond, sous l’œil de Nolwenn Glevarec, toutes

les figures «  se tiennent ».  Patient et vif, tendrement disponible,

son regard œuvre dans l’incertaine distance des proximités électives,

à l’interface des êtres et des choses. Il ne dénonce ni ne juge, célèbre plutôt

le plaisir trouble d’être là, auprès d’elles.
 

  Jacques Guillemer, avril 2009. 

 

 

         Copyright © nolwenn glevarec

 
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